La chasse au phoque canadienne est justifiée, pas la protestation

13 septembre 2007


Ottawa, le 15 mars 2005: L’IWMC, groupe mondial de conservation leader en ce qui concerne la promotion de l’utilisation durable des ressources naturelles, tient aujourd’hui à louer le fait que la chasse au phoque du Groenland entreprise par le Canada est fondée sur une base scientifique. En revanche, il condamne la campagne de protestation et le boycott possible des produits canadiens de la pêche, en raison de leur caractère des plus simplistes et complaisant.

Avec une population florissante de 5 millions phoques du Groenland et un déséquilibre évident au sein de l’éco-système entre les phoques et d’autres espèces comme les poissons, les cétacés et les oiseaux marins, le Canada a autorisé, pour une période de trois ans ayant démarré en 2003, un quota total accru de près d’un million de ces animaux. La chasse au phoque est réglementée par le Département des pêches et des océans du Canada, sur la base d’estimations des populations et de rendements durables. Contrairement à ce que prétendent les protestataires, cette chasse ne menace nullement le phoque du Groenland de disparition.

L’exploitation industrielle des phoques au Canada remonte au XVIIIe siècle et elle est réglementée depuis 1961, les premiers quotas ayant été introduits en 1971. Les prises annuelles de phoques du Groenland s’élevaient en moyenne à 170 000 avant l’introduction de l’interdiction d’importation des bébés phoques par l’Union européenne en 1983. Suite à la suppression du principal marché des produits de phoques, les prises annuelles sont tombées à une moyenne de l’ordre de 39 000 seulement. Aujourd’hui, les pêcheurs canadiens vendent des peaux, de la graisse et de l’huile de phoque aux consommateurs de l’Extrême Orient.

Les protestations contre la chasse au phoque sont conduites par certaines des organisations non gouvernementales (ONG) parmi les plus riches et les plus puissantes du monde. Les groupes activistes de défense des droits des animaux omettent de reconnaître que la chasse au phoque du Groenland est durable et qu’elle favorise les autres espèces en contrôlant la croissance rapide des populations d’un des principaux prédateurs de la région. Les protestataires espèrent orchestrer un boycott des produits canadiens de la pêche, dont la valeur était estimée à 4,5 milliards de dollars en 2004, le Canada étant le plus grand exportateur au monde de produits alimentaires.

Eugène Lapointe, président d’IWMC, a déclaré: “pour le consommateur, la meilleure façon d’encourager la conservation de la nature est d’acheter des produits de pays comme le Canada, qui promeuvent l’utilisation durable des espèces sauvages. Le boycott que soutiennent les protestataires est absurde et pourrait être contre-productif s’il en venait à décourager la gestion scientifique dans le cadre de programmes internationaux de conservation de la faune sauvage”.

L’IWMC reconnaît le droit des protestaires de manifester pacifiquement mais estime que les groupes devraient être plus transparents quant à leurs objectifs de base. Les ONG qui mènent la campagne visent soit à mettre un terme à toute forme de chasse, quelle que soit l’abondance des espèces, soit à stopper la consommation ou l’utilisation humaine des animaux. L’IWMC estime par ailleurs qu’une grande partie du matériel publicitaire des protestataires est délibérément mensonger et chargé d’émotion. L’un des plus outranciers de leurs arguments est que tous les mammifères marins sont en voie d’extinction. L’utilisation de l’expression “guerre du phoque”, pour décrire la campagne de protestation, est un autre exemple d’outrance.

M. Lapointe a ajouté: “Les protestataires vivent dans le passé. Pour faciliter les changements, les groupes en question, à l’heure actuelle, devraient avancer des faits solides et offrir des solutions viables. Vous ne pouvez vous fonder sur un mélange d’émotions et de pirouettes, couronné par un boycott. Cette campagne est obsolète, simpliste et complaisante, et ne mérite que d’être fermement rejetée”.

L’IWMC soutient le droit des pêcheurs canadiens de subvenir aux besoins de leurs familles et de protéger leurs moyens d’existence en chassant le phoque qui est abondant, et estime le programme canadien de gestion des phoques constitue un modèle que d’autres pays peuvent suivre.

Pour plus d’informations, veuillez contacter E. Lapointe en Floride
Tél/fax: +1(727) 734 49 49 ou courriel: iwmc@iwmc.org

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